07.06.2005
SEJOUR HAUTES ALPES MAI 2005
- BULLETIN MOTELEGAZ – COMPTE RENDU SEJOUR ALPES DU SUD SAVINES LE LAC
DU 14 AU 22 MAI 2005
26 PERSONNES - 11 MOTARDES - 15 MOTARDS - 19 MOTOS
Samedi 14 mai, nous étions 17 à partir de Chalon sur Saône, la pluie était au rdv, nous avons récupéré Gégé à Simandre, essuyé des trombes d’eau à Bourg en Bresse (kit carbu ayant troqué sa Diversion contre un tracteur et Maya dont la monstro décide de rester poignée gaz à fond). A Grenoble, nous avons retrouvé Kub et sa nouvelle Aprilia 1000 « cap Nord » qu’il a gentiment arrosée avec le verre de l’amitié (non alcoolisé). Gégé ayant récupéré Monique (mariage en vue !) , nous allons nous restaurer au chaud. Nous continuons notre route à 19, par les gorges et la corniche du Drac, passons par Corps (fête Napoléonienne) le col de Manse, et arrivons sous le soleil à 17h45 à l’institution de Savines Le Lac. Une belle surprise nous attend à l’accueil, il s’agit d’Alexandra, Piston ne peut pas décrocher une parole (très rare chez lui !) Cédric qui vient de Toulouse, nous rejoint avec sa Hornet. Nous voilà maintenant 20 motards et passons à table.
Dimanche matin 15 mai, nous partons tous ensemble pour la visite de la ville d’Embrun (remparts, tour du gouverneur, cathédrale, petites ruelles, cadrans solaires etc..) Puis repas du midi à l’institution (le seul du séjour) et départ en début d’après-midi pour 170 km de virages autour du lac de Serre Ponçon. Momo, Phil et bien d’autres soufflent épais pour atteindre le site des « Demoiselles Coiffées » . Puis après un point de vue à 360° sur le lac, nous empruntons la « mini » route du col de Pontis (15 %) et Laurence, notre nouvelle adepte de la moto (c’est son 1er séjour en moto) se retrouve avec son pilote du moment (Gérard dit Mouloude) à terre ! Dans une épingle, le moteur a calé, la moto a été déséquilibrée et a versé, heureusement sans mal (sauf pour la Vstorm). Ce soir, ce sera tournée générale ! Après cet intermède, nous sommes allés au pied du barrage de Serre Ponçon, écouter les commentaires du « béhèmiste de l’hydraulique » Gégé. Puis nous sommes montés par le joli village de Théus accroché à la montagne, jusqu’à un autre site de « Demoiselles Coiffées » puis au mont Colombis, avec une vue imprenable sur les 3 bras du lac. Au sommet, rencontre avec une collègue de travail, le monde est vraiment petit. En redescendant, Piston a tenté un coup avec une « 205 » et sa conductrice (une histoire de tringlerie !) Pour rentrer à l’institution, nous avons commencé à roder les flancs des pneus et enlevé les picots !
Lundi 16 mai, au réveil pluie ! Mais rien ne nous arrête, nous partons par le pont Romain du Lauzet, puis montons à la station du Sauze (la diversion de kit carbu carillonne, l’alarme n’aimant pas l’humidité !) Nous prenons la route de corniche (Villard de Faucon) avec de nombreux passages d’enduro (c’est un rituel !) Puis nous montons au col de l’Arche, vu ce qui tombe (limite pluie neige) la cadence sur cette belle route est réduite et nous ne nous attardons pas au col, car certaines sont gelées. L’Italie et la balade à pied au lac du Lauzanier ne seront pas pour aujourd’hui ! Nous trouvons une auberge Italienne qui nous offre une salle au chaud afin de déguster nos « rations de guerre » à 7€ dixit Piston Guerrier. Au retour, balade dans les rues piétonnes de Barcelonnette avec visite culturelle à 40-60 (%) et nous poussons nos roues à fontaine d’Ours et à l’abbaye de Boscodon où frère Isidore et sa sœurette « Zézette » en culotte courte, nous initient à la construction de l’abbaye grâce au nombre d ‘or. Il compte à l’aide de ses doigts plus vite qu’une calculette (pour les cours de rattrapage, demandez à Phil !) De plus, il nous fait écouter l’acoustique parfaite en chantant et jouant avec ses flûtes de pan qu’il fabrique lui-même, un vrai moment de bonheur partagé par tous ! Kub devient à partir de ce jour un Mélèze (sûrement un miracle !) Le soir Annette, l’animatrice nous fait découvrir la région avec un Quiz.
Mardi 17 mai, Briançon, Guillestre, le col de Vars et nos 1ères marmottes après une superbe montée sous le soleil (attaque un peu trop soutenue pour Michel et Gisèle, il leur manquait les arrêts photos). Puis descente sur St Paul et passage sur le pont du Châtelet, pour les plus hardis. Il fait l’arc entre deux pics rocheux à plus de 120m de hauteur ! Ensuite nous prenons la vallée de Maljasset, traversons de typiques villages d’alpage jusqu’à un cul de sac à la chapelle Maurin (attention on roule sur les marmottes qui se réveillent !). Nous ne manquons pas notre intermède enduro facile (sauf pour Phil qui fait des zigzags !) afin de nous installer pour déjeuner. L’après-midi, la pluie revient et les plus fêlés, décident de prendre la route fermée du col de Restefond la Bonnette (plus haute route d’Europe). Belle montée à travers les gorges avec des cascades, encore des marmottes, mais le sommet à 2802 m ne sera pas atteint car nous serons bloqués à 2600m par le grésil qui tombe fort et la route enneigée ! Après une glissade sur le lac gelé, nous redescendons à Savines sous une pluie battante. Une soirée « GET » est organisée par Michel le directeur de l’institution avec un jeu collectif animé par Annette (pour plus de détails, voir avec Momo-dération !)
Mercredi 18 mai, il ne pleut pas, c’est déjà ça de pris, mais un groupe décide de partir en fin de matinée pour Manosque, afin de trouver le soleil ! En chemin, Jean-Pierre et Mireille couche à l’arrêt, la Pan Europan au col d’Allos ! et avec le soleil, l’équipe trouve aussi un concessionnaire Suzuki (la Lada des motos !). Gérard en profite pour acheter un clignotant tout neuf pour sa Vstorm ! Le second groupe plus matinal (n’ayant pas abusé en soirée) passe de bonne heure le col d’Allos, en montant dans les nuages, le brouillard est épais par endroit, où sont les virages ? Il a neigé cette nuit (5cm) et il fait frisquet. Après une bataille de boules de neige, nous descendons sur le village d’Allos, dans l’espoir d’atteindre le lac du même nom, hélas la route est bouclée par une barrière (que nous nous empressons de franchir en bons Français indisciplinés que nous sommes !). Mais Gégé et Kub nous rappellent le règlement du parc National du Mercantour et nous trouvons plus sage de renoncer. Le pique-nique se fait au soleil et au bord du torrent, Kub en profite pour piquer un petit roupillon réparateur. Mais suite à une remarque désobligeante que nous faisons à Piston heureux, celui-ci décide de « faire la gueule » et ne parle plus pendant au moins 1 minute (si, si c’est possible !). Ce silence a pour effet de réveiller Kub en sursaut, croyant que nous l’avions abandonné. C’est bien le 1er d’entre nous qui déclare que la voix de Jean-Marc le berce ! Le soir , nous accueillons les « retardataires » du séjour, Dominique, Muriel, Brigitte (le chat) et Pierrot qui ont fait bonne route et sans pluie ! (nous voilà au complet, 24 personnes dont 4 conductrices émérites et 18 motos)
Jeudi 19 mai, enfin du vrai ciel bleu avec du beau soleil ! Un groupe part avec Annette visiter la place forte de Mont-Dauphin (la région est pleine de fortifications de Vauban). Ravis de leur matinée, le groupe « de roule-toujours » part directement dans la Combe du Queyras (belles gorges) puis s’arrête à Château Queyras et enfin visite le plus haut village de France, St Véran. Nous rencontrons un autochtone haut en couleur et bien sympa (commentaires sur la vie dans ce village, chaque quartier a sa fontaine et sa croix). Le 1er groupe, n’ayant pu effectuer la visite de la plus vieille maison du village (moyennant 20€ non déclarés au fisc !), emprunte la route désertique du col d’Agnel. La neige, une fois de plus nous arrête avant d’atteindre le col en plein virage, déjà occupé par une horde de motards de la Marne. Le pique-nique au bord du torrent à proximité de la neige va nous donner de belles couleurs à nos nez blanchâtres ! (bon d’accord le rosé était au frais dans le torrent !) Nous rejoignons Briançon par le col de l’IZOARD, avec une grosse attaque jusqu’au site de la « casse déserte », nous avons eu du mal à décrocher les filles dans les virages ! Les motos sont montées en température (même la Lada 1400 !). Après Argentière, n’en ayant pas assez fait, nous sommes rentrés dans la vallée d’Aillefroide jusqu’au cul de sac du « pré de Mme Karl » (routed’enduro) la gendarmerie nous y attendait avec son hélicoptère (excès de vitesse ? ). Nous sommes au pied du Pelvoux et du Glacier Blanc, quel cirque naturel grandiose ! De retour au camp, nous en avons plein les bras mais aussi plein les yeux. Jean-Pierre et « sa bande » ont dégotté un resto sympa, tenu par un architecte décorateur génial. Le soir à l’institution, quiz musical et soirée dansante improvisée pour tous.
Vendredi 20 mai, Hervé et Monique nous rejoignent avec leur 1000 GTR pour notre dernier circuit dans les Alpes du Sud. Pour finir en beauté, le soleil est bien au rendez-vous. Un groupe décide de faire du rafting sur le Guil, afin de s’offrir des sensations, pendant que d’autres partent pour un périple de 290 km de virages via les gorges du Bachelard, le col de la Cayolle (les marmottes traversent toujours la route !). Une fois de plus, les névés nous attendent en haut du col, Kit carbu et Philippe en profitent pour refroidir les « (h)ardeurs » de Laurence en la roulant dans la neige, le changement journalier de pilote lui chauffe les esprits, nous ne sommes pas un club échangiste que diable ! Puis nous entamons une longue descente par les sources du Var, Guillaumes (ça commence à sentir la Provence). Nous remontons par la croix Walberg où nous pique-niquons. Nous entrons dans les gorges étroites du Cian (Bauxite, roche rouge) et descendons à 50 km de Nice, drivé par Momo qui nous emmène à Villars sur Vars, son village natal. Nous béquillons nos motos devant son ancienne maison (souvenirs, souvenirs !) Momo nous conte quelques anecdotes et cause « paîs » avec les locaux (ah un fils Berçot !) Oh con, ce village est bien méditerranéen, il ne manque plus que les joueurs de belote chers à Pagnol ! Mais l’heure tourne, il nous faut rentrer en attaquant (fort, bravo les motardes !) dans les gorges du Daluis, d’abord larges et roulantes, puis étroites et hautes. La route est très aérienne, avec des splendeurs à chaque nouveau virage (un 3ème béhémiste en devient tout gaga, et enfourche une poubelle, croyant monter sur sa moto !) Cette journée sera l’apothéose pour la beauté des sites traversés. Le soir, toute l’équipe de l’institution nous accueille avec un punch réparateur et amical. Merci pour leur accueil et l’hébergement, merci à Piston Heureux pour l’organisation irréprochable de ce séjour et vivement l’année prochaine ! Nous avons effectué un périple de 2300 km !
Lors d’une prochaine réunion de la section, nous établirons un bilan de ce séjour, en ayant un « œil critique » mais constructif tant sur les bonnes que moins bonnes choses qui se sont déroulées afin d’améliorer et d’éviter certains excès pour les prochaines éditions.
Merci à Piston heureux de l’organisation une fois encore sans faille, merci à tous de votre participation, de votre bonne humeur et d’avoir fait confiance, aux itinéraires préparés par Maya et Kit Carbu.
A BIENTOT Véro et Pierre
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