22.12.2005

WEEK END A MORBIER - OCTOBRE 2005

 

Bulletin motelegaz

WEEL END MORBIER LES 15 et 16 OCTOBRE 2005

Organisé par Pierre HERZOG en l’absence de Pierrot CHAPILLON

Nombre de participants :

2 motardes sur leur superbe 500 (en rouge et noir comme dans la chanson… et ça roule une 500 ! ! !)

accompagnaient 7 motards et une future motarde (future yakabousa de suskiki pour aller avec le blouson …)

 

Aux confins des montagnes suisses et françaises, dans ces paysages francs-comtois où le bleu et le vert donnent le vertige une randonnée en moto avait été programmée par notre Pierre Chapillon. Pierre ne pouvant venir à ce fabuleux week end organisé à Morbier, c’est un autre Pierre qui traça le parcours…. Parcours plein de virages, de petites routes sinueuses bordées d’épicéas au vert profond et d’érables et autre feuillus qui avaient pris leur couleurs d’automne.

 

Premier arrêt : Bletterans. Le Montagnard Kub dit aussi " Mélèze " a fait le chemin sur son italienne et nous a rejoint accompagné de l’infatigable Gégé et c’est au grand complet que nous partons de Bletterans après un solide café-croissants. Le soleil donne déjà fort et lunettes de soleil sont obligatoires.

 

Château Chalon, citadelle du vin jaune : ah, comme les motos commencent à se sentir plus véloces et un brin musardières. La montée à travers les vignes rougeoyantes et sous un soleil éclatant nous ravit.

 

Autres temps, autres odeurs, de Pontarlier, lieu de passage obligé pour rejoindre la république du Saugeais, ne se dégagent plus les émanations de la distillation d’absinthe et de la poudre à canon des régiments d’artillerie venus s’entraîner dans les plaines de l’Arlier. Maintenant c’est le fumé de la saucisse qui prend le dessus.

 

"  Terroir du Haut Doubs ", pour nous, signifie saucisses de Morteau, saucisses au chou (quoique Momo ait une saucisse au chaud), brési, palette fumée, saucisses de foie, saucissons fumés, et quand on dit " fumé " on voit de suite des étranges cheminées qui surplombent les immenses fermes traditionnelles du Haut Doubs : les Tuyés. Et nous la saucisse de Morteau, on l’aime. Arrêt obligé chez Jacky Faivre à Montbenoît en République du Saugeais. Comment vous ne connaissez pas ce petit bout de république indépendante où règne un fort sentiment régionaliste ? Venez nous rejoindre l’année prochaine on y retournera certainement. D’emblée le groupe se scinde en deux : quelques uns filent à grands pas faire le plein de salaisons chez l’incontournable Jacky Faivre, d’autres vont tenter d’aller chercher paix et recueillement en l’abbaye de Montbenoît mais le tarif prohibitif les renvoient sur le parking près de leur moto. Pierre pour ne pas les décevoir leur raconte une histoire pas si invraisemblable que ça du temps des moines et du chevalier de Joux….. Puis, c’est à vive allure qu’on prend le défilé d’Entreroche avec consigne de s’attendre à l’entrée de Morteau. En fait le paysage était tellement beau que bon nombre de fois on s’est arrêté pour prendre des photos.

 

Villers le lac puis après plusieurs demi-tours on se dirige vers le saut du Doubs où l’on devait déjeuner, malheureusement l’accès est interdit à tout véhicule et nous ne voulons pas laisser les motos chargées sur le parking. Nouveau demi-tour et on file sur un promontoire au-dessus du barrage du Chatelot. Notre ami Gégé nous explique aussitôt ce qu’est ce barrage et nous retiendrons qu’il s’agit d’un barrage voûte prenant appui sur les rochers des deux rives. Le barrage est construit sur la frontière franco-suisse. La crête du barrage est aménagée en déversoir pour l’évacuation des crues (j’espère que j’ai bien retenu la leçon).

 

Il est temps de penser à remplir nos estomacs. On se trouve un joli pré et on casse la croûte. Pendant ce temps là , la suzuk’ de Filofeu et de dame Charlène subit une petite intervention sur la chaîne. (de toute façon c’est pas une Bandit qui a gagné le Bol, alors ….). Notre ami Gégé fort de son expérience sort de suite sa trousse de toilette du dessous de sa béhème et c’est avec stupeur que nous les filles on découvre qu’elle est pleine d’outils ! ! ! ! (non on n’est pas blonde, ou alors on ne s’en souvient plus…).

 

On se fait un petit tour en Suisse donc Pierre se perd (voir dans le road book). Malheureusement le brouillard est là. On ne verra pas le lac de Neufchâtel. En montant au col des Etroits Momo qui suit Filofeu et dame Charlène s’aperçoit que les sacoches de la Bandit ont lâché et s’amuse de voir Charlène, les deux valises sous les bras derrière son homme. Du coup on s’arrête au col et on répare. Charlène choisira un autre destrier et enfourche la 1400 de Philippe. Elle délaissera la 1400 et portera son dévolu sur la béhème, puis sur l’italienne de Mélèze puis reviendra à la Bandit en fin de week end.

 

Par Métabief et Mouthe on rejoint Morbier ou après avoir vidé les sacoches et top cases les gars retournent retrouver leurs copines à l’Atac. C’est qu’on est connu maintenant, je suis sûre que l’année prochaine c’est la bise en plus ! ! ! ! ! Sur leurs conseils on choisit 3 Mont Dore (énormes) pour les faire au four avec du vin blanc, de l’ail et des patates.

 

Mélèze et les filles s’activent (il est mâlin Mélèze ! ! ! ! ) dans la cuisine. Les autres " causent " dans la salle …. Gégé au dessert sort la bouteille de génépi et on finit la soirée à faire flamber les tartes avec le génépi.

 

Au fait qui a mangé le sucre ? ? ? ? ?

 

9 h dimanche matin : grand soleil, ciel bleu ! ! ! ! lunettes obligatoires car on part plein est vers les Rousses pour rattraper la frontière et descendre les lacets suisses. Demi-tour à La Cure nous ne sommes déjà plus sur la bonne route, décidément rouler en Suisse demanderait bien un GPS (avis au trésorier pour le budget 2006). Ca bouchonne dans le groupe car la kawette n’est pas au mieux de sa forme et Momo qui la suit a un problème de ralenti. Le brouillard nous rattrape et on ratera une deuxième fois les sommets des Alpes et la vue sur le lac Léman. On s’arrête devant une abbaye suisse où on découvre l’humour suisse : " l’abbaye est fermée en dehors des heures d’ouverture ". On repasse en France non sans croiser une Triumph 6 cylindres en trois….(dixit Pierre)…ce devait être une Goldwind customisée (dixit Pierre) ... L’air de la montagne jurassienne attaque fort les neurones ….

 : grand soleil, ciel bleu ! ! ! ! lunettes obligatoires car on part plein est vers les Rousses pour rattraper la frontière et descendre les lacets suisses. Demi-tour à La Cure nous ne sommes déjà plus sur la bonne route, décidément rouler en Suisse demanderait bien un GPS (avis au trésorier pour le budget 2006). Ca bouchonne dans le groupe car la kawette n’est pas au mieux de sa forme et Momo qui la suit a un problème de ralenti. Le brouillard nous rattrape et on ratera une deuxième fois les sommets des Alpes et la vue sur le lac Léman. On s’arrête devant une abbaye suisse où on découvre l’humour suisse : " l’abbaye est fermée en dehors des heures d’ouverture ". On repasse en France non sans croiser une Triumph 6 cylindres en trois….(dixit Pierre)…ce devait être une Goldwind customisée (dixit Pierre) ... L’air de la montagne jurassienne attaque fort les neurones ….

 

Momo propose de se faire une sortie cet hiver et Jean Marc approuve cette future sortie " hivernale en hiver ". Quoique pour Philippe une hivernale au 14 juillet (en Ardèche ?) c’est bien sympa aussi…

 

Col de la Faucille : jolis virages dommage qu’il y ait eu un peu de voitures. Au col superbe vue sur la Valserine. On devine notre itinéraire prochain pour rallier Saint Claude par les gorges de Flumen via le Chapeau de Gendarme (curiosité géologique). Arrêt photo au Saut du Chien.

 

Il est temps de manger et de trouver un coin sympa. On choisit les bords de l’Héria pour casser la croûte et on fait des projets de sorties " une fois par trimestre donc tous les trois mois " (qui a dit ça ? ? ? ? moi je veux une sortie minimum / mois). Momo s’embrouille et s’emmêle dans la tarte à l’abricot et demande du râbe de " Tart de Parte… ". Pourtant les piverts l’ont pas attaqué ce matin…. A moins que le gingembre …..

 

On poursuit jusqu’au barrage voûte de Vouglans et Gégé là aussi est mis à contribution pour nous expliquer ce qu’est ce barrage. Ouvrage de type voûte mince (6 m d’épaisseur à la crête pour un développement de 420 m) mis en service en 1968 forme la troisième retenue de France (600 millions de m3) après celles de Serre Ponçon et de Sainte Croix. Pendant ce temps la Bandit subit une seconde intervention.

 

A Thoirette on laisse notre Ami Mélèze qui rentrera seul dans sa montagne. Nous, on rejoint St Triviers les Courtes par un joli itinéraire qui passe par Arinthod. A Romenay, on se dit au revoir car les Chalonnais remonteront direct sur Chalon et Filofeu partira sur Macon ramené la Belle à la maison. Par le col des Chèvres on rentre chez nous heureux d’avoir passé un bon week end sur les routes jurassiennes et du Haut Doubs, heureux d’avoir pu admirer la Nature si généreuse et si haute en couleurs d’automne.

 

 

Conclusion philosophique :

:

La nature n’est pas un refuge, le champ clos de l’individualisme ; elle relance notre espoir social. Il ne se peut pas que la vie des hommes sur la terre comporte autant de souffrances inutiles, d’injustices, d’absurdité, et soit menacée de disparaître par le simple effet de certaines de nos activités, quand il y a tant de raison, d’intelligence, de bonté même, dans la forme et l’économie interne de la première plante venue. Tout au long de l’histoire, et plus encore peut être de nos jours, ceux qui croient en l’avenir de l’homme ont en secret, un arbre dans le cœur.

 

Muriel

 

Cré vin dieu la marie… cé t’y pas quelle philosophe ! ! ! ! ! ? ! ! ! !

(note du gâ qui s’perd en Suisse)

 

 

 

Prochainement : les comptes-rendus et albums photos sur :

http://motelegaz.blogspirit.com/ notre site officiel et sur http://www.motards.org le site IEG des motards.

 

 

 

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